Les prix du pétrole ont baissé lundi, le Brent approchant la barre des 80 dollars le baril, alors que les investisseurs attendaient avec impatience la prochaine réunion de l’OPEP+ plus tard dans la semaine pour parvenir à un accord sur les réductions de l’offre jusqu’en 2024.
Les contrats à terme sur le brut Brent ont connu une baisse de 37 cents, soit 0,5 %, s’établissant à 80,21 dollars le baril à 0231 GMT. Simultanément, les contrats à terme sur le brut américain West Texas Intermediate s’élevaient à 75,18 $ le baril, reflétant une baisse de 0,5 % ou 36 cents.
Les deux contrats ont enregistré une légère hausse au cours de la semaine précédente, marquant leur premier gain hebdomadaire en cinq semaines.
Cette tendance positive a été influencée par l’anticipation d’une prolongation des réductions volontaires de l’offre par l’Arabie saoudite et la Russie jusqu’au début de 2024, et par des discussions au sein de l’OPEP+ concernant de nouveaux plans de réduction.
Les prix du pétrole ont connu une baisse au milieu de la semaine précédente, lorsque l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés, dont la Russie, ont reporté au 30 novembre une réunion ministérielle afin de résoudre les disparités sur les objectifs de production pour les producteurs africains.
Des sources au sein de l’OPEP+ ont indiqué vendredi que le groupe s’était rapproché d’un compromis.
Malgré le potentiel d’une issue positive, les analystes d’ING ont noté que le sentiment du marché reste négatif en raison du différend en cours au sein de l’OPEP+ sur les quotas de production.
Ils prévoient que l’Arabie saoudite prolongera sa réduction volontaire supplémentaire de 1 million de barils par jour l’année prochaine, exprimant leur inquiétude que l’absence d’une telle mesure pourrait exercer une pression à la baisse supplémentaire sur le marché.
En prévision de la réunion de l’OPEP+, les exportations estimées des pays de l’OPEP ont diminué à 1,3 million de barils par jour en dessous des niveaux d’avril, selon les analystes de Goldman Sachs.
La banque prévoit une prolongation des réductions unilatérales par l’Arabie saoudite et la Russie au moins jusqu’au premier trimestre de 2024, ainsi que des réductions inchangées au sein du groupe. Cependant, la possibilité d’une réduction plus importante de l’assurance groupe est également à l’étude.
Pendant ce temps, les Émirats arabes unis prévoient d’augmenter les exportations de leur brut phare Murban au début de l’année prochaine dans le cadre d’un nouveau mandat de l’OPEP+. Ce changement est attribué au détournement des barils vers le marché international en raison de l’entretien des raffineries.
Le Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit un léger excédent sur les marchés mondiaux du pétrole en 2024, même si les pays de l’OPEP+ prolongent leurs réductions l’année prochaine.
Vivek Dhar, analyste à la Commonwealth Bank, a souligné que l’OPEP+ doit faire preuve d’une discipline d’approvisionnement importante, ou du moins transmettre la capacité de le faire, pour apaiser les inquiétudes concernant un excédent important sur les marchés pétroliers au cours de l’année à venir, d’autant plus que l’AIE prévoit une croissance plus faible de la demande mondiale de pétrole pour 2024 par rapport à 2023.
Par ailleurs, les prix du pétrole se sont stabilisés suite à une réduction des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, marquée par un cessez-le-feu à Gaza et un échange d’otages et de prisonniers.
Site Institutionnel